Live : Carnifex + Oceano + Aversions Crown + Disentomb

Un petit dimanche soir frais, début mars, le 04 exactement, je me retrouve donc devant le Petit Bain. J’arrive à 18h00 pour une prétendue  entrée à 18h30, mais ça sera 19h00 comme écrit à l’entré de la salle, mais pas sur le billet ! (c’est bon j’ai passé mon coup de gueule). Et on se les gelait !

Je vais pouvoir revoir Carnifex que j’avais découvert lors de l’Impericon Festival au Trabendo l’année passée.

J’entre donc dans la petite salle de ce petit bateau fort sympathique, je me sirote ma petite bière et hop Disentomb monte sur scène.

Disentomb

Toujours compliqué d’ouvrir pour un public pas encore au complet, froid et qui essaye tant bien que mal de se réchauffer. Mais force est de constater que le groupe joue sans retenue, et se donne bien à fond, tout le monde est réceptif. Après quelques chansons, la fosse se met à bougeoter et finalement, Disentomb aura fait son job d’ouvrir pour cette nuit. Musicalement, j’ai bien aimé, c’est technique, bien carré, mais j’ai un petit soucis avec la voix. Non pas que je n’ai pas aimé la voix du chanteur, mais j’ai trouvé le chant répétitif, chantant sur le même registre tout le concert, ce qui m’a gêné, car j’aime la variation dans les chansons et dans les voix.

Ça demande une nouvelle écoute à la maison en CD pour bien intégrer les parties techniques, c’était plutôt un bon moment que j’ai passé.

Aversions Crown

J’ai pas tenu une chanson, je suis parti me restaurer dans un fast-food, car j’ai pas du tout accroché. Vu et revu, pas de feeling avec le groupe, j’ai trouvé pour le peu que j’ai vu : froid et superficiel. Pas du tout pour moi.

Oceano

Aux antipodes du précédant groupe, je connaissais Oceano que de nom, et je suis obligé de vous dire que je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai vu. Plusieurs points, avec un nom comme ça, je m’attendais à quelque chose de plus mélodique. C’était à mon sens le groupe le plus violent de la soirée.

Second point, un chanteur qui fait du death de couleur de peau noire. Je le souligne car c’est rare et je ne peux que me réjouir que le metal peut toucher d’autres communautés que le traditionnel occidental. Et enfin, le batteur, j’avais jamais vu quelqu’un d’aussi statique sur un tabouret de batterie. Il n’avait aucune expression pendant qu’il jouait, mais qu’est ce qu’il est bon ! On aurait dit qu’il avait 3 jambes ! Je vous ai mis une vidéo d’un live récent du groupe pour que vous vous fassiez une idée.

 

Parlons musique et show maintenant. Le meilleur groupe de la soirée ! Une énergie folle, un haut niveau technique musical des artistes. Un chanteur qui met beaucoup du sien scéniquement et avec pas mal d’interactions avec le public. Il passe du growl au scream aiguë avec une facilité folle. Une musique pas si simple à découvrir un live, mais on s’y prend très bien grâce à l’énergie des musiciens qui transmettent bien au public.

C’est propre, c’est carré, c’est puissant. C’est même la première fois que je me retrouve à balancer mes bras de gauche à droite sur du death ! Vous savez comme ça :

Une très très bonne surprise donc Oceano, forcement c’est ce que j’écoute beaucoup en ce moment. Je ne peux que vous conseiller de les écouter aussi sur CD, du très très bon !

Carnifex

Découvert donc l’année dernière, un peu comme Oceano lors d’un concert. Je voulais donc revoir Carnifex après avoir bien écouter leurs albums que j’aime beaucoup (notamment le dernier Slow Death). Le concert commence avec des lumières rouges pour être en phase avec leur denier opus, et l’intro au piano de Dark Heart Ceremony. Le son est bon et s’améliorera au fur et à mesure. Le public est au rendez-vous et chantera en cœur avec le chanteur le fameux Rest In Pain qui sonnera le début des hostilités.

À l’image de leur musique, c’est rentre dedans, pas le temps de faire du show, ils sont là pour jouer, que ce soit violent point barre et puis tant pis si c’est pas carré carré. Donc pas beaucoup d’interactions avec le public finalement. On notera même que le groupe s’agace d’avoir trop de slams pendant le show et le montrera en faisant la moue, éjectant une personne à coup de pied dans le postérieur et finalement en arguant : « Je ne suis pas là pour m’occuper de tes fesses, j’ai un show à faire » (évidemment pas en français !). Revenons en au live, après la claque du précédant concert, c’était pas évident. C’était un bon show, avec des chansons de tous leurs albums (Mention pour les chansons : Slit Wrist Savior, Hatred and Slaugther, Die Without Hope et Lie To My Face).

Il a manqué un petit quelque chose pour que ce soit épique, j’ai trouvé le Hell Chose Me mou, alors que c’était la chanson de clôture comme si le groupe était saoulé et s’attendait eux aussi à une ferveur de l’assistance plus ardue. Mais les gars, c’est à vous de nous transmettre l’énergie pour enflammer la Seine (oui le Petit Bain est sur la Seine), qui en retour vous donnera la pêche pour créer la symbiose avec vos auditeurs.

Comme un soufflé, ça a commencé fort pour s’éteindre et s’essouffler, pas jusqu’à devenir plat, mais juste bon, alors qu’on aurait voulu que ce soit plus prenant.

 

Finalement, je sors de la salle mitigé entre la très belle découverte Oceano et la mini déception Carnifex. Et sans oublier dans mon calepin électronique (oui, les calepins papiers sont très rares de nos jours) Disentomb.

PS : J’étais posté derrière la régie et j’ai été impressionné par l’engagement qu’avait la personne s’occupant des lumières pour Carnifex, il vivait le concert, littéralement, en mimant la lumière, se mettant au rythme des chansons, mettait de la fumée au moment clé du concert. Il était énorme le gars ! Je tenais à y faire mention.

 

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